Soutenir l’apprentissage en cycle d’un enfant

Les enfants apprennent par couches. Vous vous souvenez peut-être de la poussée dentaire? Et bien tant que les dents ne sortaient pas, l’enfant ne s’attelait pas à un autre apprentissage (la marche par exemple).

Apprentissage en couches

Cette capacité à apprendre en couche reste. A 12 ans, Lisa continue à progresser ainsi. Pour le motocross cela veut dire que ses trajectoires, son regard sont maitrisées. On travaille actuellement sur sa position (celle des ces pieds). On travaille aussi sur le passage des vitesses et la gestion de la vitesse et des freinages.

  • On veut qu’elle colle ses jambes au carénage, laisse son pied sur le cale pied pour freiner.
  • On veut aussi qu’elle sache en quelle vitesse elle est mais aussi qu’elle accélère plus fort et freine plus fort (moins d’utilisation du frein moteur et pas de sous régime).

Mais on sait qu’elle devra faire les choses de manière séquentielle (d’abord un, puis l’autre). C’est comme si on devait attendre la sédimentation (solidification de la couche précédente).

Phase de progression

Le progrès nécessite un déclic. C’est parfois le hasard (un truc qu’on fait bien d’un coup), une prise de conscience (un truc qu’on comprend enfin) ou encore une performance inédite à force d’endurance. La progression se fait par à-coups.

Phase d’exploration

Une fois le nouveau talent découvert, il va apprendre à le maitriser. Cela marchera de mieux en mieux, jusqu’à ce que cela devienne une nouvelle compétence réflexe. Il faudra beaucoup de répétitions. Et cela va nous sembler long. Parfois on va même avoir le sentiment qu’il a perdu la recette (régression).

Phases de stagnation

Il y a de longues phases de stagnation suivi de minuscules progrès. On a parfois l’impression que cette phase est interminable si on est pas attentifs aux petits mieux. Et ils sont parfois non techniques: amélioration de la confiance en soi, meilleure gestion de la frustration….

Rappels des fondamentaux

Cela peut sembler rébarbatif au début. On a l’impression de répéter en boucle les fondamentaux. Ton regard! Tes pieds! etc… Parce que dès qu’une nouvelle compétence est acquise, elle doit retrouver sa place parmi les autres apprentissages.

Patience est mère…de progrès

La progression semble arriver avec une lenteur inexorable. Et plus l’enfant progresse et plus cette lenteur augmente car pour gagner les progrès suivants il faut beaucoup, beaucoup pratiquer.

Bref, il ne faut pas se décourager et surtout ne mettre aucune pression sur l’enfant. Cela ne les aide pas. La pression ne favorise par l’esprit de découverte, l’audace, la confiance en soi et l’expérimentation qui sont les conditions indispensables au progrès.

Et nous alors? Sommes nous restés des enfants niveau progression et cycle? Trouvez-vous que cela perdure? J’avoue que je me suis posé la question…

 

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