40 rugissants et quelques grincements

Jean a décidé de participer à un Rallye. Ce sera une première. C’est Jérôme @actumoto qui lui a proposé de former une patrouille.

Ce Rallye organisé pour une action caritative par Harley Davidson (leur club genevois) propose à des patrouilles de 3 personnes de parcourir 40 cols en 24h.

Grâce à ses relations Jérôme se fera prêter 2 motos par Harley à Morges (merci à l’équipe!). François, notre ami qui roule en Road King sera le 3ème luron. Ce sera une première pour lui dans tous les sens du terme! Il a 3’000km au compteur seulement depuis son récent permis et il appréhende. Mais la bonne ambiance et le fait que ce soit un Rallye pas une course le rassure.

Reste que 40 cols sur 24h c’est chaud!

Les motos

Si François à l’avantage de connaitre sa moto, les 2 autres découvrent leur monture. Jérôme se décidera pour la Road King dont il découvrira au fur et à mesure l’inconvénient du guidon surélevé tandis que Jean prendra la grosse « ultra limited ».La harley de JeanLes motos

Je ne leur trouve pas franchement pas le physique facile. L’avant proéminent de celle de Jean, leur empattement et les sacoches biseautées à l’arrière n’en font pas des gravures de mode. J’avoue que c’est le style « cruising » et qu’il en faut pour tous les goûts. Les bestioles sont lourdes par contre. Celle de jean lui donnera le sentiment de s’alourdir à chaque étape d’ailleurs… Seul avantage, son top case gigantesque (alors qu’il n’en a pas l’air). J’ai essayé de monter sur celle de François qui est la plus petite. Je touche à peine par-terre (c’est large) et surtout mon pied est trop court pour mettre la béquille ou l’enlever. Un truc de mec à grandes pattes donc.

Niveau conduite, les machines ne sont pas adaptées à des cols mais elles ont un couple qui compense un étalonnage de boite en basse vitesse pas terrible (en épingle c’est pas évident). L’empatement ne semble pas gêner tant que cela, par contre le poids se fait vraiment sentir à la longue (proportionnellement à la fatigue). Je crois que c’est la seule fois où Jean ne se plaint pas de la selle! Il veut la même pour la GS!!!

La protection de la bulle est bonne et la radio s’entend bien (malgré le bruit du bazar). Le freinage est bien par contre l’emplacement du frein arrière est pas évident à capter. L’ABS marche bien.

Autre GROS bémol, le GPS: Ils ont réussi à faire une « grosse merde ». Désolée du mot, mais il n’y a pas de qualificatif plus adapté. Impossible d’y rentrer des coordonnées GPS, écran illisible, instructions aléatoires, pas de guidage vocal. Une plaie! Même le groupe des zorgas nous a confirmé que c’était de la daube ce GPS.

Jérôme qui a l’habitude d’essayer plein de moto, s’est adapté avec brio. Mais le guidon surélevé aura raison de ses épaules. Il en pouvait plus. Je n’ai jamais compris l’intérêt de s’aérer les dessous de bras d’ailleurs… Je crois que c’est un truc de paon. Sur la 66 ça fait « big man » et rebelle d’avoir les bras en épouvantail… je vois que ça.

Le Rallye

L’organisation du Rallye est ainsi faite que les participants découvriront leur parcours à 10h du matin le jour du départ. Sur les 3 motos, une seule à un GPS mais qui se révèlera d’une nullité sans nom. Faute de support, Jean n’a pas pu prendre son Garmin et il le regrettera.

Le rallye est découpé en 4 étapes de 10 cols avec un point de passage obligé à chaque série. Les parcours sont suivis par un traceur qui communique l’emplacement des troupes (c’est super bien fait et sécurisant).

Une fois les tickets délivrés pour les restaurations prévues à chaque fin de série, le départ est donné. Ils seront la 4ème équipe à partir. Ils décolleront à 10h15.

Voici le parcours qu’ils feront:

Etape 1 : HD Genève > Aravis

1. Col de la Croisette (1176 m)

2. Col des Pitons (1335 m)

3. Col de Bluffy (630 m)

4. Col de la Forclaz de Montmin (1150 m)

5. Col des Esserieux (763 m)

6. Col de l’Epine (947 m)

7. Col du Marais (833 m)

8. Col de la Croix Fry (1467 m)

9. Col de Merdassier (1500 m)

10. Col des Aravis (1487m)

Etape 2 – Aravis > St Bernard

1. Col de la Forclaz de Queige ( 871m)

2. Col des Saisies (1633m)

3. Col de la Lézette (1786m)

4. Col du Pré (1703m)

5. Col du Méraillet (1605m)

6. Cormet de Roselend (1968m)

7. Col du Petit St-Bernard (2188m)

8. Col d’Arpy ( Colle San Carlo) (1951m)

9. Col de la Charbonnière (961m)

10. Col du Grand Saint-Bernard (2469m)

Etape 3 – Verbier > Bex

1. Col de la Croix de Coeur (2174m)

2. Col Du Lein  (1623m)

3. Col Du Tronc (1658 m)

4. Col Des Planches ( 1411m)

5. Col de la Croix ( 1 776m)

6. Col du Pillon (1546m)

7. Saanenmöser Pass ( 1279m)

8. Col du Mittelberg (1632m)

9. Col des Mosses  (1445m)

10. Les Agites (1569m)

Etape 4 – Bex > HD Genève

1. Pas de Morgins ( 1371 m)

2. Col du Grand Taillet ( 1041m)

3. Col du Corbier ( 1237 m)

4. Col du Ranfolly (1658 m)

5. Col des Gets (1163m)

6. Col de l’Encrenaz (1463m)

7. Col de la Ramaz ( 1559m)

 

Voici la carte >

Le circuit

Première étape > Genève aux Aravis

La première série a pour point de passage obligé le col des aravis.

Il s’agit donc de trouver la route la plus rapide pour relier 10 cols (6h max pour cette étape) en s’arrêtant aux Aravis et en arrivant à Megève. Ils y arriveront à 15h30. Normalement ils prévoient une neutralisation de temps de 30mn à chaque fin de série pour que les pilotes se reposent. Temps qui s’avérera largement insuffisant. Car entre le fait de « sortir » de la moto (tu verrais leurs monstres, c’est vraiment le cas), de te délasser un peu les jambes, d’indiquer ton arrivée et faire tamponner ta feuille puis de prendre les nouvelles instructions pour l’étape suivante (ils ne la connaissent pas avant), se plonger dans les cartes, la demi heure est passée. Et avec ça tu t’es pas reposé, tu ne t’es pas restauré, t’as pas pissé…

Sur leur première étape ils avaient un peu pris le temps pour manger. Pour François c’est une première et il est pas question de le crâmer à la première partie. Même si ils sont malgré tout arrivés dans le temps limite imposé, c’était chaud. Ils ne rattraperont jamais ce retard. Car la fatigue progressant, le rythme diminuera inexorablement.

Les premiers cols sont simples et agréables.

croisette col des pitons

Vue depuis le col de Bluffy

col de bluffy pause col de l^épine

Seconde étape > Les aravis à Verbier

La seconde étape les fait passer de la moyenne montagne avec des cols ouverts et gentils à de la haute montagne. Ils apprécieront en particulier le Cormet de Roselend et le St Bernard, magnifiques, quoique la nuit soit là pour le second.

Col de la lézette

Pause à la lézette

Col de la lézette

col de la lézette pause de motards pas encore trop fatiguésle col du pré

Col du pré

col du pré sous les nuages

 

Descente sur le barrage de Roselend

Descente de roselandlac de roseland

 Un des cols qu’ils ont le plus apprécié > Cormet de Roselend

col du cormet de roseland

Paysage de vaches sous le brouillard

Col du Petit St bernard

col du petit St Bernard

C’est aussi une excursion en Italie dont on sait que l’état des routes est pas super. Le guidage à la carte a des inconvénients. Ils sont plus lents et vont se perdre souvent. Impossible de faire fonctionner le Bluetooth donc même l’utilisation de google maps ne marchera pas. C’est aussi le début de la nuit qui tombe, l’arrivée de la pluie par endroits (ils y échapperont) mais aussi du brouillard. La montée du col du Gd St Bernard a failli se terminer dans un mur de roche pour François à la sortie du tunnel car surpris par le mur de brouillard il a eu tout juste le temps de freiner avant d’arriver dans le mur vu que la route tournait et qu’il n’a pas pu anticiper.

Il découvre et apprend. Sa vigilance est maintenant complètement aiguisée 🙂

Sur cette étape qui devait durer 7h ils arriveront vraiment à la limite de nouveau.

Partis à 17h de megeve, ils arriveront à 23h59.

François se familiarise avec les épingles. Il ne les aime pas et va en bouffer. On lui corrige ses trajectoire (tendance à rentrer à la corde), on l’encourage. Mais c’est pas évident avec son tank non plus. Il faut que le réflexe devienne naturel.

Jérôme qui roule bien, a un rythme soutenu mais il ajuste comprenant que François a besoin d’enrouler un peu plus. Jean et Jérôme s’alternent pour ouvrir ou fermer la route. Les pauses sont joyeuses, le paysage est à couper le souffle. Ils sont fatigués mais heureux.

On les accueillera à minuit (ils sont les avant-avant derniers, 2 groupes arriveront 30mn et un 1h30 après).

La soupe leur fera du bien même si ils auraient bien mangé de manière moins frugale.

Ils sont heureux de nous retrouver et nous racontent leurs aventures. On voit les cernes sous les yeux et les yeux brillants de fatigue.

On rigole, ils se réchauffent et se restaurent dévorant nos sandwichs.

Les forces sont récupérées et on leur dégottera un expresso bienvenu pour les booster un peu.

Troisième étape > Verbier à Bex

Cela va être une étape difficile. C’est de nuit, toujours à la carte (ils sont hyper méritants). François a mal à son bras droit et à sa main gauche. Jérôme a les épaules en feu. Jean a l’impression que l’on a chargé 100kg de caillou supplémentaire dans sa monture 🙂 Mais c’est reparti.

Un soutien au milieu de la nuit

Pour les soutenir on ira se poser sur le parking du col de pillon qui est leur col obligatoire. Histoire de les encourager à mi-étape. On s’est improvisé un lit d’appoint dans le break avec 2 couvertures et un oreiller (bon dieu que le sol est dur) histoire de dormir un petit peu.

Les garçons sont partis à 1h du mat’. Ils sont attendus 6h plus tard à Bex.

Col du Lein & du Tronc dans leur version jour > donc du gravier, pas large et de nuit…. (on vous laisse imaginer!)

col de leincol de lein - chemin en terreLein

3h10 à Villars, ça pique un peu…

Pause à villard

les pilotes crquent

Nous arriverons à 2h au col du Pillon. J’avoue que j’ai fait les derniers km en papillonnant. Il faut dire que la veille les hommes sont arrivés tard (jean de Villars de Lans où il ramenait le side et François de Besançon où il récupérait sa RK de révision et nouvelles chaussettes), et qu’on s’est couchés à 1h du mat’ pour se lever à 6h. On est pas très frais non plus…

Ils toqueront sur la voiture à 4h, morts de rire (c’est les nerfs). La pause pour s’hydrater et croquer un truc à manger est bienvenue. La fatigue est vraiment là. Ils ont manqué de se perdre en forêt, dans un chemin improbable. Les petites bêtises arrivent (on élargie, on fait demi tour plusieurs fois…) mais la bonne humeur, soutenue par une forte adrénaline est encore bien présente.

Ils reprennent la route fatigués

Nous les laissons repartir pour pas les retarder et on reste dormir (moi je n’y arriverai pas) encore une heure avant de descendre à Bex pour les attendre.

 

Col des agités au petit matin…

col des agités au petit matin   pause aux agités vue magnifique lac en contrebas

Tunnel des agités avec des horaires de passage spéciaux….

Tunnel des agités et horaires spéciaux

joli tunnel

Arrivée à Bex dans un état de fatigue et d’hystérie très communicatif!

On retrouve les garçons à Bex

Arrivée à Bex

Ils arriveront à 7h. Ils sont morts. Voyant l’accueil frugale un fois de plus, on est allés chercher des croissants et des trucs sympa à manger. Ils sont encore les avant derniers.

Un groupe de petits jeunes arrive peu de temps après eux. Ils sont cuits.

Ils n’ont que la carte et ont eu problème sur problème. Entre les traversées de chamois et autres renard, les mauvaises routes, leur faible expérience et des mauvais choix de route (ils sont arrivés par le Jaun & Bulle) ils sont défaits. Ils choisiront d’abandonner d’ailleurs. Rien que l’idée d’aller à Lausanne les inquiète tellement, ils sont au bout.

2 abandons

A ce stade 2 groupes abandonneront. Celui-ci et un autre qui arrivera juste après. Un de plus abandonnera avant l’arrivée finale.

La bonne humeur de notre patrouille est communicante. On rigole beaucoup de leurs aventures. Le tunnel de la mine, la cours de ferme, les demi tour de rond point, la traversée des renards et les hallucinations de Jérôme 🙂

Ils se reposent comme ils peuvent

Pas de matelas pour se reposer, un programme à faire, les garçons décident d’enchainer.

On entend un des organisateurs dire (il est 8h30) « le premier groupe est arrivé à Genève »… (comme si c’était une course…). Et de déclamer « ils ont fait le dernier parcours en 3-4h! ». Du coup je lui demande « ils sont passés par où? » et son collègue de chuchoter « faut pas leur dire »…. Voilà, cela résume bien l’esprit ;-(

C’est dommage parce que dans le staff on a fait la connaissance de personnes très cool et très sympa. Ceux-là ne font que se plaindre qu’ils n’ont pas dormi et qu’ils voudraient dormir…et que c’est pas normal que les équipes aient tant de retard…

Bref, nos hommes ont choisi leurs cols et repartent.

Quatrième étape > Bex à Genève

François tient maintenant à l’adrénaline. Les autres sont aussi fatigués mais ils accusent un peu moins le coup en raison de leur expérience. Sérieusement, je n’aurais pas tenu! François a fait un Rallye de dingue et il a tenu jusqu’au bout. Un big up!

Challenge presque réussi

Malgré un trajet optimisé ils ne parviendront pas à boucler les 40 cols, à 3 près.

Il faut souligner à quel point c’est une performance pour tous. Ils ont jugé plus raisonnable de ne pas faire les 3 derniers car ils ne tiennent plus et c’est le risque de se mettre au tas. C’est juste un Rallye de toute façon alors pas de pression.

Ils arriveront vaillamment à 14h15. On les sent dans le gaz 😉 Jerôme a les yeux explosés 🙂

Jerome Ducret, fatigué mais vivant :)

Heureux mais cuits

On les aide à descendre à poser leurs affaires. Ils sont cuits.

On espère pouvoir prendre une pause salvatrice mais visiblement personne n’a prévu de les attendre. Ils finiront avec des restes un peu misérables…

Petite photo souvenir, porte clef d’une autre couleur (car ils n’ont pas fait tous les cols…bref.) et on file.

Organisation & logistique: zéro

Dans les 50.- d’inscription sont compris un certains nombres de points de ravitaillement avec l’alléchante promesse de partager un sanglier à la broche à l’arrivée, généreusement offert par la ville je crois. Bref, plutôt sympa.

La réalité s’avérera plus décevante.

Un ravitaillement perfectible

Les points de ravitaillement sont chiche. Il y a de la nourriture que pour les premiers arrivés. Les derniers arriveront avec plus de soupe, plus de thé, plus de viande, plus de garniture.

Si le fait de prévoir une soupe et du thé est sympa, les pauses seront d’une tristesse infinie. Pas de café à aucun ravitaillement. Juste des milliers de canettes Red Bull, le sponsor. Entre un thé aux herbes bizarre et pas de café, c’est rude. On s’attendait à des sandwichs, des pâtes, des croissants pour le petit dej, voir des oeufs au bacon pour se requinquer. Rien. Le matin une pauvre soupe (la même que la pause de la nuit) les attendait avec des baguettes. Heureusement qu’on était là et qu’on avait le thermos café et qu’on est allé leur chercher plein de croissants.

La pause du matin pas au top

Le pire c’est que la pause du matin se fait au Vida Loca, un café qui a l’air sympa d’un magasin custom à Bex…mais qu’ils n’ont pas ouvert. Donc pas de toilettes, pas de café.

Il devait y avoir des matelas pour qu’ils dorment, il y avait à peine de coussins pour s’assoir sur leur terrasse….

Le pire c’est que personne ne s’occupe de s’assurer que toutes les équipes puissent se ravitailler. Je ne crois pas que cela leur aurait coûté bien plus cher de prévoir 50 croissants et 4 thermos de café!

A la pause de nuit, arrivés les avant-avant derniers, ils se sont presque fait engueuler d’arriver si tard. Et il ne restait plus grand chose. Au point de passage obligatoire de la 3ème étape, alors bon dernier, le type les a engueulé car il voulait aller se coucher. A l’étape d’après il n’est même pas resté (personne au point de passage).

Le pire ce sera l’arrivée. Les premiers arrivés et leurs familles se sont servis généreusement. Les derniers (notre équipe) se verront refourguer de l’os et du gras (alors qu’ils se sont gardés des bouts bien sympa dans des emballages en alu) et pas de patate car « ils ont tout donné ». J’ai trouvé cela super-super limite. Ils n’ont même pas pu finir de manger correctement car ils voulaient fermer la concession. Ca nous a gonflé, on s’est cassé et je suis allée nous chercher des pizzas qu’on a mangé dans la campagne environnante pour se reposer un peu.

Je sais qu’on ne peut pas s’attendre à ce que tout soit parfait mais quand tu pousses des hommes à rouler 24h, la moindre des choses c’est d’assurer qu’ils puissent de restaurer et se reposer correctement, pour leur sécurité.

Un moment l’un des garçon s’est fait piquer par une abeille et François avait une grosse douleur dans le bras. Je suis allée voir le staff et ils n’avaient pas prévu de kit de pharmacie. Pas de voltaren ou de baume du tigre, pas d’irfen, rien…

Il y a toujours des petits bobos dans des trucs comme ça. D’habitude c’est moi la trousse à pharmacie mais là je ne les avais pas équipé. Je ne recommencerai plus 🙂

Support de groupie au taquet!

Nous avions prévu avec la femme de françois, Isabelle de faire les groupies et d’aller les soutenir aux étapes de la nuit.

Ravitaillement de secours

J’avais préparé pour les soutenir des sacs isothermes avec plein de trucs dedans (et mon dieu que j’ai bien fait!). Ils s’étaient moqué de moi mais finalement cela les a sauvé.

J’avais fait un stock de barres énergétiques, quelques bonbons à la menthe, des petits sandwichs, des boissons aux électrolytes pour leur hydratation, de l’eau. J’avais acheté des pains de gel qui tiennent 26h (ils sont arrivés presque frais) et mis la plupart des bouteilles au congel. Tout est resté frais, la glace fondant au fur et à mesure. J’avais aussi acheté un thermos pour leur fait un litre de café. Il est resté bouillant jusqu’au petit matin!

Moi qui ne suis pas une adepte du camping, je suis restée bluffée. Rien de ceci était branché car tout était posé dans un des top case… C’est donc une performance je trouve! Bref, bien réparti dans 3 petits sacs isothermes, cela leur a sauvé la mise.

Soutien moral

On s’est arrangées pour les soutenir aux étapes de la nuit car on sait que c’est les plus dur. Nous de faisons rien fait de spécial mais je pense que le fait de nous voir, de parler, de rigoler, qu’on les aide un peu à se restaurer a contribué au moral.

Même si on a dormi beaucoup plus qu’eux (3h30 au total) on sera pas beaucoup plus fraiches qu’eux arrivées à genève 😉 Mais heureuses d’avoir participé par procuration à ce Rallye vraiment très physique.

Bilan du Rallye, un truc à faire!

Vous l’avez compris l’organisation n’a pas joué comme on l’aurait espéré. C’est triste. Ils ont confondu également l’esprit d’un rallye avec celui d’une course (en tout cas certains). Ne pas récompenser ni féliciter tout le monde en présence de tout le monde, sans souligner les réussites de chacun est un truc vraiment dommage. Comme ces gamins qui ont tout fait à la carte et sans rien connaitre, c’est des héros! Certes les locaux de l’étape qui ont marné comme des ânes sur un terrain de jeu qu’ils connaissent par coeur sont arrivés vite et c’est tant mieux. Mais cela ne doit pas définir le temps d’un rallye.

Des améliorations à prévoir

Je pense qu’ils auraient dû prévoir une moyenne entre le temps le plus court et le temps le plus long. Au lieu de prendre un temps de course le plus rapide en ajoutant 4h. Les pause auraient dues être plus longues et plus chaleureuses.

L’arrivée aurait due être plus collégiale et bon enfant. Cela manquait du côté festif que l’on attend de ce genre d’événement.

Une expérience formidable

Critiques mises à part (et ce n’est vraiment pas ce qui a gâché le WE, c’est juste dommage), ils ont vécu une expérience formidable. Ils ont fait des cols magnifiques, se sont amusés, ont appris. Et on a tous passé un super moment ensemble.

Ce Rallye était une super expérience. J’espère que l’on participera à d’autre du genre (et pourquoi pas en organiser?). Je pense que les organisateurs feront un bilan positif de tout cela et qu’ils mettront à profit les critiques que tout le monde a pu émettre (facile à améliorer).

Bravo à l’équipe d’organisateurs car c’est loin d’être facile

Je crois qu’il faut remercier chaleureusement l’équipe organisatrice (notamment Alain avec qui nous avons sympathisé) car c’était une très bonne idée, ces couacs mis à part. Il faut relativiser tout cela car dans le fond, à part l’aspect ravitaillement et l’arrivée pas tip top, c’était une sacré chouette expérience. L’édition prochaine sera sans nul doute meilleure!

Au total nos hommes auront parcouru quelques 980km et franchi quelques 37 cols entre la France, la Suisse et l’Italie. Ils sont partis le samedi à 8h de Lausanne et on sera de retour dans les nimbes le dimanche à 17h.

A refaire

Ce serait à refaire je soignerais les pauses et reprendrais cette idée de soutien pour les étapes. C’est super important que les équipages soient soutenus. Le concept de découvrir l’itinéraire est sympa. Il faudrait que le rallye reste un rallye et ne soit pas une course. Pour cela le temps doit être moins pressant et on doit avoir des bonus de mérite pour certaines choses comme des cols excentrés ou les faits de course. Les pauses doivent être d’1h min toutes les 6h. Et ils devraient en faire plus régulièrement (les équipages) y compris avec des micros siestes de 10mn histoire de mieux gérer leur fatigue. Le final doit être gai et valorisant pour chaque participant.

Plus de départ sans mini pharmacie aussi 🙂

Reste donc plus qu’à trouver des idées et un autre concept. non?

Là ils se requinquent!

Les garçons récupèrent

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